Les archives du Théâtre de Nice

 
1996 - 1997
 
Théàtre de Nice
 
37 spectacles
Sous la direction de:
Jacques Weber
 

Calendrier de la saison

L'édito

Edito de la saison 1996 - 1997

EDITO 1996 - 1997



Nous étions entre chien et loup, entre deux lunes comme on dit en Espagne. Un petit vent qui fait du bien, une lumière pas encore triste, un peu de doré au bout de l’air… « il fait bon » disait-on autrefois.
Une petite tente un peu rouge, un peu fauve, des guirlandes vertes aux ampoules rouges et bleues, des lumières de « flonflon », tout près un manège, un cheval massif et puissant comme la vieille pierre, obstiné, ramassé, toujours fier, tourne et tourne encore.
C’est là, à coté, accoudée à des petites tables de bistrot, de jardin, que l’équipe du théâtre de Nice se retrouvait après que le spectacle de Zingaro eut commencé.
On prenait le pastis, la mauresque ou le énième café, on parlait doux et bas, chaque rire ou éclat de voix était comme rappelé à l’ordre par le silence étrange qui nimbait « la guinguette ».
Silence de quelques mètres de sable, silence des muscles bandés des chevaux prêts à entrer en scène, d’un sourire aiguisé de Bartabas, de celui d’une petite indienne sucrée, secret, inédit comme les fleurs de son pays.
Ce silence serrait nos gorges ; il serrait aussi de très près un grand chapiteau noir et pointu où musiciens, chevaux et cavaliers forgeaient l’air et le temps, ils étaient au travail sans mots et pieds nus…
Un grand cheval noir était là comme un dieu évadé et sauvage.
Etait-ce lui ? Le souvenir de son image, chaque soir à la même heure lorsqu’il entrait en scène, de la guinguette à quelques mètres de là on entendait encore mieux les grandes rumeurs du ciel.
Eh oui ! Messieurs, Mesdames, laissez-moi parler du silence, les éditos un peu vendeurs donc un peu vendus, pleins de pourquoi et de justificatifs, une touche d’artiste pour une grande tâche de camelot, sont aussi indigestes qu’une limace de « fast food » ; ils ne sont d’aucune utilité, un cautère sur une jambe de bois disaient nos grands-mères, un yaourt maigre pour Gargantua.
Pourtant, il faut écrire, toujours écrire, jouer, mettre en scène, chanter, toujours parler proprement du grand foutoir de la tête et du cœur, poursuivre obstinément la confidence, plonger dans l’infini du sentiment, bâtir une saison, une cathédrale, un spectacle, le Parthénon, un rôle, c’est toujours beaucoup – jamais assez.
La patrie c’est la pensée elle-même, l’infini dans notre poitrine disait ou hurlait Flaubert.
C’est dans son gueuloir, à la guinguette de Zingaro mais aussi dans les petits lieux, moins marqués, plus discrets, les petits moments, les petits cafés anonymes, les sandwichs mous de la hâte, les instants perdus qui se demandent sans cesse quels sont ceux qui gagnent, qu’une saison comme un rôle fermente, « ovule », « s’embryonnise », s’édifie.
Mady, Yves, Dany, Jacques, Simone… une équipe, des gens, des heures attelés au mystère de la vie, de leur vie, rien de plus tout au plus, rien de moins tout au moins… ils fabriquent du théâtre, un grand silence gorgeant les veines des mots. Les mots ? quoiqu’il en soit il n’y a qu’eux, nous n’avons qu’eux pour travailler et combattre ; en fait c’était cela que disait Zingaro : le silence est insoutenable, sa beauté incurable, sa promesse effrayante, il nous faut à tout prix le paradoxe humanoïde, la force approximative et la mobilité, le poids brut, la douleur des mots.
Il nous faut, disait le grand cheval noir,
« MALGRE TOUT » encore du théâtre.
Jacques Weber

L'équipe

L'équipe de la saison 1996 - 1997

L’EQUIPE 1996-1997

Direction générale
Jacques Weber
Direction administrative
Yves Saussinan

Secrétaire de direction
Simone Ginefri

Secrétaire générale
Mady Léo
Directrice relations publiques, presse
Dany Montiglio
Secrétaire
Dominique Buttini

Responsable accueil
Nicole Tiramagni
Responsable caisse
Sylvie Langlois
Accueil-caisse
Agnès Mercier
Accueil-caisse
Ella Perrier

Chef comptable
Serge Frigerio
Secrétaire comptable
Michaela Cogno

Standardistes
Fabienne Ortiz, Marie-Ange Serini

Directeur technique
Yves Guérut
Secrétaire
Virginie Gallo

Régisseurs généraux
Alain Bruno, Jean-Paul Moye
Chef machiniste
François Bollone

Machinistes-constructeurs
René Burg, Sauveur Fargione, Christian Romana

Responsable d’atelier
René Traverso
Constructeur-machiniste
Pascal Brodin

Régie son
Francis Nolier
Régisseurs éclairagistes
Jacques Moreau, Nicolas Gilli
Régisseur lumière
René Poulin

Entretien
Mireille Courtial

Les crédits

Crédits de la saison 1996 - 1997

Le programme a été réalisé par les établissements
Ciais s.a. imprimeurs-créateurs - Nice

Avec la collaboration de
Mady Léo, Dany Montiglio (documentation)
Gilles Nifenecker (conception graphique)
Annick Blavier (conception de la couverture)
Megapom (photocomposition PAO)

 
 
Théâtre de Nice
La Faim
 
 
Théâtre de Nice
Trois boléros
 
 
Théâtre de Nice
Jouer avec le feu
 
 
Théâtre de Nice
Oleanna
 
 
Théâtre de Nice
Malaga
 
 
Théâtre de Nice
Les Fausses confidences
 
 
Théâtre de Nice
Démons
 
 
Théâtre de Nice
Valérie Lemercier
 
 
Théâtre de Nice
Le Défilé
 
 
Théâtre de Nice
Le Chanteur d'opéra
 
 
Théâtre de Nice
L'Architecte et la forêt
 
 
Théâtre de Nice
Hanna Schygulla
 
 
Théâtre de Nice
Kinkali
 
 
Théâtre de Nice
Les Affaires du Baron Laborde
 
 
Théâtre de Nice
Gustave et Eugène
 
 
Théâtre de Nice
Hamlet
 
 
Théâtre de Nice
Dom Juan
 
 
Théâtre de Nice
Shaker Shakespeare Cocktail
 
 
Théâtre de Nice
Poor Stories
 
 
Théâtre de Nice
Senestre
 
 
Théâtre de Nice
L'Ecole des femmes
 
 
Théâtre de Nice
Phèdre
 
 
Théâtre de Nice
Soucis de sorcier
 
 
Théâtre de Nice
Les Terrasses
 
 
Théâtre de Nice
Jangada
 
 
Théâtre de Nice
Maupassant
 
 
Théâtre de Nice
Artistes Représentants Associés
 
 
Théâtre de Nice
Artaud / 18 secondes
 
 
Théâtre de Nice
Caresses
 
 
Théâtre de Nice
Mystère bouffe
 
 
Théâtre de Nice
Une Fête pour Boris
 
 
Théâtre de Nice
Jacques le fataliste et son maître
 
 
Théâtre de Nice
Traces
 
 
Théâtre de Nice
Shéhérazade
 
 
Théâtre de Nice
Bien à toi
 
 
Théâtre de Nice
Marys' à minuit
 
 
Théâtre de Nice
Moulins à paroles