Les archives du Théâtre de Nice

 
1998 - 1999
 
Théàtre de Nice
 
35 spectacles
Sous la direction de:
Jacques Weber
 

Calendrier de la saison

L'édito

Edito de la saison 1998 - 1999

EDITO 1998 - 1999


Il n’y a jamais une heure précise pour choisir une création, je voudrais ne jamais me décider, je rêve, je suscite l’évidence, je guette le coup de foudre, cette magnifique permission de s’attarder. Je regarde, j’écoute les gens et les heures, je dévore plus que je ne lis les livres et les pièces, j’ausculte le monde, lui tâte le pouls j’essaie d’en saisir un peu le sens ; je voudrais raconter son grand fracas, en faire la confidence intime aux gens.

Il y a ses propres chimères, ces obsessions mystérieuses, ces masques insidieux, invisibles qui éloignent de sa propre vérité et puis il y a « l’autre », le public, celui à qui on s’adresse ; la quête permanente de cette « vérité saine du peuple » : où est-elle, de quoi est-elle faite ?

En relisant Bertolt Brecht, j’ai eu la sensation brûlante d’être prés, tout prés de cela. Une évidence robuste et simple ; une pensée claire jaillissait du texte.
Cette sensation magnifique d’un théâtre partagé, qui dit quelque chose, une joie de la pensée, celle-là même qui m’a si souvent conduit à monter et remonter Molière.
Mais ici, chez Brecht, la proximité du sens et de la parole était immédiate. Il n’y avait plus ce filtre du passé qui fane les couleurs, ce repli obligatoire des formes d’un autre temps.
Son venues mes obsessions, le petit chien, le petit diable dont parlait mon maître Pierre Brasseur. Molière était là, Don Juan ne me quittait plus. Comme Arnolphe, Tartuffe ou Alceste que je n’ai pu quitter qu’en les « épuisant » sur la scène ; celui-ci m’obsédait, j’avais l’envie furieuse de le retrouver au théâtre là où je l’avais pris.
Je découvrais (était-ce un hasard ?), que Bertolt Brecht avait réécrit un Don Juan inspiré directement de celui de Molière. Longtemps j’ai cru que cette œuvre était celle dont je rêvais. D’une part une pensée engagée, un langage immédiatement clair, de l’autre une structure et des personnages que je connaissais bien.
C’était un leurre, un de plus, c’était encore Don Juan le Maître du jeu.

Alors j’ai poursuivi mes lectures : Thomas Bernarhd, Lenau, Grabbe, De Filippo et puis Duras, Duras dont j’aime tant le silence, les mots qui murmurent lentement, doucement l’histoire des gens et du monde, une mélodie muette si proche du chant racinien, « un souffle sur une plaie ». Pourtant là encore je m’arrête, il y a dans l’œuvre de Duras, une aristocratie littéraire, quelque chose qu’il faut venir prendre, qui ne vient pas vers vous.

Alors, alors, je ne sais pas, je ne sais plus, je ne sais pas encore. Il me faut encore du temps. Pasolini rappelait qu’une œuvre ratée est une œuvre où l’on s’est trompé soi-même ; c’est de cela dont j’ai peur et cette errance prolongée m’aura fait découvrir ce que je ne veux pas et ce que je veux.
Loin des dictat des « techniciens de l’opinion qui se croient savants », loin des complaisances despotiques et psychologico-narcissiques de l’ « auteurisme », je veux vous faire du bien, vous parler à bras ouverts de notre monde et de nous autres gens d’aujourd’hui ; je veux découvrir un auteur, une pièce qui ne répond pas, qui interroge, où la pensée est celle des mots simples, des pauvres gens dont parlait Ferré.
Un théâtre populaire sans aucun doute « élitaire pour tous » comme le souhaitait Vitez, c’est ce souhait magnifique qui me guide, me guidera jusqu'à vous. Jusqu’à cette création que je vous proposerai le 24 février, salle Michel Simon.
Jacques Weber

L'équipe

L'équipe de la saison 1998 - 1999

L’EQUIPE 1998-1999

Direction générale
Jacques Weber
Direction administrative
Yves Saussinan

Secrétaire de direction
Simone Ginefri

Secrétaire générale
Mady Léo
Directrice relations publiques, presse
Dany Montiglio
Secrétaire
Dominique Buttini

Responsable accueil
Ella Perrier
Responsable caisse
Sylvie Langlois
Accueil-caisse
Agnès Mercier, Eric Delucis

Chef comptable
Serge Frigerio
Secrétaire comptable
Michaela Cogno
Aide comptable
Isabelle Saussinan

Standardistes
Fabienne Ortiz, Marie-Ange Serini

Directeur technique
Yves Guérut
Secrétaire
Virginie Gallo

Régisseurs généraux
Alain Bruno, Jean-Paul Moye
Chef machiniste
François Bollone

Machinistes-constructeurs
René Burg, Sauveur Fargione, Christian Romana

Responsable d’atelier
René Traverso
Constructeur-machiniste
Pascal Brodin

Régie son
Francis Nolier
Régisseurs éclairagistes
Jacques Moreau, Nicolas Gilli
Régisseur lumière
René Poulin
 
 
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Anthrop (Modulo 1)
 
 
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Techno Space Piano
 
 
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Le Libertin
 
 
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Noces de sang
 
 
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Les Fourberies de Scapin
 
 
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La Neflautier
 
 
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